- ne pas négliger la dimension parodique du truc. avouer qu'au départ j'avais aussi prévu de faire un blog intitulé "mes meilleurs magazines" qui aurait été dans ce style-là :

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- se demander pourquoi il n'y a qu'en BD que le refus des histoires pose problème. en littérature ou ailleurs ça fait longtemps que l'on s'est fait à l'idée. pourquoi en BD on y reste attaché de manière butée, pourquoi c'est le tabou absolu. peut-être à cause du rapport à l'enfance, on a aimé lire des histoires alors on veut toujours en lire. sauf que pour moi la BD n'est pas une passion d'enfance, je n'ai commencé à vraiment l'aimer qu'à partir de mes 15 ans, et ça faisait déjà longtemps que je n'avais plus rien à faire des histoires. il ne faut donc surtout pas voir dans ces bouquins une "nostalgie de l'âge d'or perdu où un livre n'était qu'une couverture". berk, ce serait trop niais.

- être à tout jamais convaincu de cette ligne à suivre : quand on crée, ne jamais se dire préalablement "allez, je vais pratiquer cet art". quand on écrit, ne jamais se dire qu'on va faire de la littérature ; quand on peint, ne jamais se dire qu'on va faire de la peinture. perso je ne me suis jamais dit "allez, je vais faire de la BD", je ne sais même pas ce qu'est "de la BD", d'ailleurs je ne sais pas pourquoi je vous parle de BD. oubliez ça.

(sinon comme vous pourrez le voir je démarre une sous-série dans la série : "mes bonnes trouvailles", où je ferai des commentaires sur les merveilles que je trouve en chinant chez les bouquinistes.)